Boitier Rouge
L'automobile autrement

Renault 25 : la puissance nostalgique des années 80 !
17/10/18 - La Renault 25 est une voiture qui aura marqué les esprits dans les années 80. Après le duo de Renault 20 et 30, la 25 tranchait par sa modernité, que ce soit en matière de style ou d’équipements. Cx de haut niveau, ordinateur de bord, intérieur futuriste, la 25 semblait d’un autre monde, d’autant plus qu’elle pouvait parler, elle. A côté, la Peugeot 604 prenait un sacré coup de vieux, ne lui survivant que deux ans, laissant seule la 505 en haut de la gamme. Quand à la Citroën CX, elle ne devait qu’à son dessin futuriste et à sa suspension hydraulique de rester dans le coup ! Débarrassée d’une concurrence obsolète, la 25 put faire le plein de clients nationaux jusqu’à l’arrivée du duo 605 / XM malgré un démarrage calamiteux rendant la conquête internationale impensable. En réalité, la Renault 25 bénéficia d’une chance insolente pendant les presque dix années de production. Pourtant, les débuts furent catastrophiques : fiabilité et finition douteuses, grèves à Sandouville, de quoi ralentir sérieusement les livraisons au lancement, et ruiner sa réputation, notamment outre-Rhin. Présentée en 1983, et mise en production en 1984, la 25 arrivait pourtant au moment opportun. PSA, occupé à sauver sa peau ...

Reliant Scimitar SS1/SST/Sabre : roadster britannique oublié
17/10/18 - Reliant est une marque assez méconnue des français, d’autant qu’elle a aujourd’hui disparu. De l’autre côté du channel, Reliant garde encore de nombreux adeptes de ses véhicules à trois roues comme la Robin, de son adorable shooting brake Scimitar GTE, ou de la concurrente malheureuse de la Mini, la Kitten ! Durant les années 80, la petite marque anglaise tenta de prendre la relève des roadsters à l’anglaise type MG avec une petite sportive abordable qui reprenait le nom de Scimitar en y rajoutant SS1 (pour Small Sports 1). A cette époque, MG avait cessé de produire des roadsters pour n’être plus qu’un badge sportif au sein du groupe Austin Rover (lire aussi : MG Metro Turbo) tandis que Triumph finissait par se consacrer à la production d’une Honda grimée en anglaise, l’Aclaim, abandonnant la production de la TR7/TR8 en 1984. Pour Reliant, c’était l’occasion rêver de se faire une place au soleil avec une petite sportive fun, sympa, pas trop chère et facile à fabriquer. Tandis que les ingénieurs s’attelaient à produire un châssis (qui sera par la suite produit en Allemagne par Thyssen Industries AG), on confia le design à Giovanni Michelotti. Il faut croire que le designer italien fut ...

Porsche 911 « 993 » Turbo Cabriolet : série extrêmement limitée pour connaisseur fortuné
16/10/18 - La Porsche 911 « 930 » Turbo avait droit à sa version cabriolet, la Porsche 911 « 996 » Turbo aussi, mais officiellement, ni la 964 Turbo, ni la 993 Turbo ne permettaient un tel choix : en Turbo, il fallait opter pour le coupé dans les deux cas. En réalité, dans un cas comme dans l’autre, il était possible avec un portefeuille bien rempli et un peu d’entregent, de s’offrir une telle bête : la 911 « 993 » Turbo existe bien, mais mais c’était et cela reste aujourd’hui une voiture rarissime. En fait, tout commence avec le passage, en 1990, des 911Turbo type 930 aux 911 Turbo type 964. Avec ce changement de génération, la Turbo, qui jusque là disposait de sa version cabriolet devenait exclusivement un coupé. Les stratèges de Stuttgart voyait sans doute se rétrécir ce marché (très focalisé sur les USA) tandis que les envies de pures sportives se développaient, notamment en Europe : toujours est-il qu’en devenant 964, la Turbo tirait un trait sur la capote, au grand dam de certains, convaincus qu’il existait tout de même un petit marché. C’était le cas d’un gros distributeur de Porsche (notamment à Munich, mais un peu partout dans les Sud et l’Ouest de l’Allemagne), le ...

Jeep Cherokee (XJ) Freedom Concept : en attendant le Grand Cherokee
14/10/18 - En janvier 1989, le récent groupe Chrysler-Jeep, issu du rachat d’AMC-Jeep par Chrysler à Renault, avait frappé un grand coup en présentant au Salon de Détroit la Dodge Viper, prélude à une production en série. L’année suivante, le groupe américain proposait une version « finale » de la Viper avec son V10, devenant Viper RT/10, mais pour la nouveauté, et en attendant le Grand Cherokee ZJ, il fallait faire vivre le stand : cela tombait bien car le Cherokee XJ cartonnait en concession tandis que le Wrangler YJ faisait une entrée remarquée dans les charts. Pourquoi alors ne pas proposer un concept alliant un peu des deux best-sellers ? Ainsi naquit le Jeep Cherokee ZJ Freedom Concept ! Le renouveau de Jeep était passé par la case Renault ! Sans les investissements de la régie du temps de Georges Besse, et sans la vista du français François Castaing, resté chez Chrysler malgré le rachat d’AMC-Jeep, qui sait ce que serait devenue la marque la plus emblématique depuis le débarquement en juin 1944 ! Au moment de la prise de contrôle par Renault au tout début des années 80, Jeep n’était plus que l’ombre d’elle-même : ses modèles, certes emblématiques, commençaient sérieusement à dater, et il fallut toute l’énergie ...

Jeep Wrangler YJ : une légende revue à la sauce eighties
14/10/18 - Au début des années 80, Renault était devenu maître chez AMC au fur et à mesure des augmentations de capital, et se retrouvait par ricochet aux commandes de Jeep (lire aussi : Renault, AMC et Jeep). François Castaing, ingénieur de chez Renault, devenait alors directeur de l’ingénierie de l’entreprise américaine, avec la ferme intention de réveiller la belle endormie qu’est Jeep. En lançant en 1984 le Cherokee XJ, le français entamait un renouvellement de gamme bienvenu et surtout réussi. Dès 1982, le programme YJ destiné à remplacer l’antique CJ7 recevait son feu vert et en 1986 apparaissait la Jeep Wrangler. Lorsque Renault prenait le contrôle d’AMC, le c?ur de la gamme, Wagoneer et autres Cherokee (SJ), commençaient sérieusement à dater (le premier SJ sortit en 1961), tout comme l’iconique CJ (la CJ7 dérivait très étroitement de la CJ5 de 1954). Pour Castaing, conscient du potentiel de la marque, il était urgent de relancer la machine avec des versions modernes, confortables et désirables conservant pourtant les qualités essentielles de Jeep. En 1984, la Cherokee XJ fut un coup de tonnerre : réalisée en un temps record grâce à l’introduction (par Castaing) de la CAO et de nouvelles procédures de conception et d’industrialisation, la XJ ...

Lancia Kappa (838) Coupé : en toute discrétion
13/10/18 - Un voyage de presse pour essayer la dernière version d’une légende, la Jeep Wrangler, un attaché de presse passionné par Lancia, une discussion qui tourne inévitablement autour de la bagnole, et qui finit par dériver : un grand classique qui débouche sur un article dédié à une grande oubliée, un coupé particulièrement collector malgré un physique que certains ont qualifié de pataud, la Lancia Kappa (tipo 838) Coupé. Le monde automobile d’aujourd’hui ne jure plus que par les carrosseries surélevées, les fameux SUV qui représentent aujourd’hui le c?ur du marché. Mais on observe le retour des berlines dynamiques telles que la Peugeot 508, voire même des envies de coupé au sein de cette même marque avec l’e-Legend. Il y a un peu plus de 20 ans pourtant, les berlines dérivées en version coupé n’étaient pas aussi rare qu’aujourd’hui, et pour accompagner la remplaçante de la Thema, la Kappa, Lancia n’hésitait pas à lui offrir une telle carrosserie. La démarché n’était pas unique, et au même moment, Peugeot était arrivé à la même conclusion : le marché était mûr pour le retour des coupés 4 places un peu bourgeois. Au Mondial de Paris 1996, la fantastique 406 Coupé dessinée par Pininfarina crevait l’écran. ...

Opel GT X Experimental : une boussole nommée Manta A
09/10/18 - Au Mondial de l’Auto 2018, le groupe PSA est venu en force avec ses 3 marques françaises Peugeot, Citroën et DS. Pourtant, malgré le rétablissement plus rapide que prévu, la marque allemande Opel, désormais membre à part entière du groupe, n’a pas eu cette chance. Dommage car avec l’Opel GT X Experimental, le constructeur allemand donne la tendance pour le futur style à l’horizon 2020, s’inspirant des années 1970 et de l’Opel Manta, comme Peugeot le fait avec son coupé e-Legend et la 504 Coupé ! Serait-ce devenu une marque de fabrique PSA que de se replonger dans les années 70 pour inspirer l’avenir ? Sans doute, et avec raison puisque Peugeot cartonne actuellement avec l’e-Legend au Mondial, tandis que Opel annonce avec son concept GT X Experimental un futur automobile inspiré de la si seventies Opel Manta A ! Ce n’est pas évident pour tout le monde tant le concept paraît futuriste, mais Opel précise et explique aujourd’hui les points essentiels de son futur design rattachés à la Manta : la calandre dite « Opel Razor » alliée à certains éléments distinctifs (nervure de capot, Blitz central) regroupés sous l’appellation « Opel Compass ». Certes, le discours peut paraître un peu « marketing » mais il a le mérite ...

Porsche 911 « 996 » Turbo : performante et accessible
09/10/18 - Pour beaucoup de puristes, la Porsche 911 type 996 paie le choix d’un flat 6 refroidi par eau (et non par air), ainsi que son aide à la stabilité (le fameux PSM) rendant sa conduite trop facile, pour d’autres, dont je fais partie, il s’agit surtout d’une question de design. Mais ce qui est sûr, c’est que la 996 n’attire pas autant les collectionneurs que d’autres modèles de 911. Pourtant, cette Porsche n’est pas inintéressante, loin s’en faut, notamment dans son excellente version Turbo qui nous occupe aujourd’hui ! Avec le lancement de la 996 en 1997, Porsche avait pour ambition de rentrer dans la modernité, avec une 911 accessible à tous, et répondant aux normes de sécurité. Avec le lancement du Boxster en 1996, la marque allemande avait enfin réussi à descendre en gamme sans galvauder son image, et la 996 était l’occasion d’unifier la famille avec un regard proche de celui de la Boxster : une proximité avec le « bas de gamme » que les propriétaires de l’un apprécièrent et que les amateurs de l’autre boudèrent. En outre, elle perdait aussi les rondeurs qui faisaient le charme de la 911 jusqu’à l’aboutissement stylistique de la Porsche 993. On avait déjà reproché ...

Lotus Mark VI : aux origines de la Seven
09/10/18 - Colin Chapman devint constructeur automobile par défaut car en réalité, c’était la compétition automobile qui l’intéressait le plus. Cependant, il comprit assez vite l’intérêt de produire et vendre des voitures : cela permettait de financer les activités sportives et d’accroître sa notoriété tout en offrant à sa clientèle des voitures de course homologuées sur route (on pouvait ainsi se rendre sur les lieux de la compétition au volant de sa propre voiture). Si la Lotus Seven a marqué les esprits, la production « en série » débuta quelques années plutôt avec la Lotus Mk VI, sorte de brouillon de la 7 qui connut son petit succès entre 1952 et 1956. On l’a oublié aujourd’hui, mais lorsque Colin Chapman construisit sa première voiture, la Lotus Mk I, en 1948, il n’avait que 20 ans, et seulement 24 lors de la création de Lotus Engineering en 1952 pour fabriquer la première voiture destinée à une clientèle privée, la Lotus Mk VI. En 4 ans, Colin était passé du statut de passionné bricoleur à celui de constructeur automobile. Sans même son diplôme d’ingénieur en poche (il l’obtiendra un an plus tard), il quittait l’université pour un bref passage dans la Royal Air Force, puis entrait comme ...

Proton Satria Neo R3 Lotus Racing : première berline « Lotus » depuis l?Omega
08/10/18 - En 1996, le constructeur malaisien Proton faisait une excellente affaire en rachetant auprès de Romano Artioli le constructeur de voitures de sport Lotus, en manque de financement. Dans l’escarcelle, Proton trouvait deux perles : le bureau d’étude et la petite sportive Lotus Elise qui deviendra un best-seller. A cette époque, Proton était devenu le premier constructeur malaisien, devant Perodua. Dix années plus tard, il lançait la Satria Neo, puis en 2008, sa déclinaison sportive R3, avec l’aide de Lotus. En 2010, pour fêter ses 25 ans, Proton présentait une série très limitée développée avec Lotus, la Satria Neo R3 Lotus Racing. Proton, société créée en 1983, avait en effet produit sa première voiture grâce à un partenariat avec Mitsubishi en 1985, la Saga. La marque malaisienne, soutenue par le gouvernement, tenta bien une première fois de ne pas trop dépendre de son actionnaire minoritaire japonais (16 % à l’époque) en signant un partenariat avec Citroën pour la production de l’AX sous le nom de Proton Tiara, sans succès. En 1994, Proton lançait donc pour son c?ur de gamme la Satria, sur la base d’une Mitsubishi Mirage/Colt. Pour la seconde génération de Satria, Proton prenait son indépendance : châssis et ingénierie maison et/ou ...